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Ibn est mort

Publié le par Iboun Gbané

Ibn est mort

Allah dit, en affirmant cette réalité :


« Chaque âme goûtera à la mort »

Coran sourate 3 Verset 185

Ce matin-là, ou ce soir-là, tu recevras un SMS ou un appel. Ce matin-là, ou ce soir-là, tu verras des post sur les différents réseaux sociaux. Tu auras surement du mal à le croire parce que tu m’avais au téléphone hier, parce qu’on s’est laissé il y’a quelques heures ou parce que mon dernier message remontent à quelques minutes. Tu te demanderas si cette voix qui t’annonce la nouvelle est le fruit de ton imagination un peu trop débordante. Tu liras plusieurs fois ce SMS qui commence (généralement) par la fameuse ˝maxime˝ « Tu as appris la nouvelle ? »

Aussi inattendu que puisse être, ce sera la triste réalité. On t’annoncera que le frère, l’ami, le père, le jumeau, l’homonyme, le (futur) époux, le fils, l’ennemi, l’inconnu que je suis, vient de rejoindre l’autre monde, Akhira. (Inna lilahi wa inna illahi rajioune).

« Iboun nous a fait ça oo » « Ibrahim est parti comme ça » « Gbané nous a quitté » « Biggii est décédé hier » « Le gros noir qui passait toujours devant ici là, il est mort oo » …

Parti dans un accident, des suites d’une maladie ou simplement en allant vaquer à certaines occupations, ALLAH Azzawajel donnera l’ordre à l’Ange de la mort de s’emparer de mon âme. Ainsi Il retirera le voile de mes yeux et commencera le début de la vraie vie, celle qui n’a point de fin, celle pour laquelle je me suis préparé dans cette vie.

D’ici, je vois déjà les visages s’obscurcir, les mines s’alourdir, les premières larmes qui se glisseront sur ces joues dont les muscles se sont contractés à chaque fois que ces yeux me voyaient ou que ces oreilles m’entendaient. Et maman dans tout ça… Rien que de penser à elle, mes doigts peinent à trouver les touches exactes sur mon clavier.

Je serais parti loin, très loin. Certains s’apercevront à quel point ils tenaient à moi. Ils regretteront de ne pas m’avoir appelé plus tôt ou de ne pas avoir répondu à mon dernier message.

Je recevrais surement autant de messages que je n’en ai jamais reçu de mon vivant. Sur mon téléphone, sur mon journal Facebook, sur Instagram et j’en passe. Des personnes qui ne me connaissaient pas vous témoigneront leur soutien et vous diront à quel point ça les touche malgré tout. Malheureusement, je ne pourrais les lire du fond de ma tombe (Il parait qu’on n’y capte pas bien la 3G) mais au moins cela vous permettra de vous libérer de ce sentiment qui vous serrera le cœur. Ma photo en PP ou en partage un peu partout avec un message émouvant (souvent kilométrique même de ceux qui mettaient « HBD » chaque 24 Septembre). A chacun son anecdote.

Le jour de mon enterrement, je vous verrai (In Shaa Allah) tous rassemblés dans ce lieu, surement sous des bâches. Dès que vous verrez mon corps emballé dans ce tapis, vous vous rendrez compte que c’est vraiment fini. Des cris fuseront de partout, venant plus du côté de mes tantes, mes sœurs et cousines. Je chercherai certains visages dans la foule, que je ne verrai pas. Ces visages pour qui j’ai remué ciel et terre pour y voir un sourire se dessiner, seront absents ce jour-là. Mais bon, à ce moment-là, j’aurais mes propres problèmes.

Après la prière mortuaire, direction le cimetière. Je supplierai certainement (Qu’Allah nous en épargne. Ameen !) Ceux qui me descendront dans ce qui est la première station de l’au-delà, ce trou creusé dans le sol sur lequel j’ai marché il y’a quelques jours de cela.

« Arrêtez ! Arrêtez ! Je suis vivant ! Qu’est-ce que vous faites ?! Ya Rabb, accorde moi seulement 10min pour mieux faire ce que j’ai tant délaissé ! Qui va supprimer mes sons sur Internet ?! Qui va supprimer mes photos ?! Qui va supprimer ces post dans lesquels j’utilisais les mots que Tu désapprouves Seigneur ?! »

Mais bien évidemment, personne ne m’entendra. On me mettra sur le côté et on me recouvrira de terre. Quelques instants après, j’entendrais vos pas s’éloigner. Vous vous en irez me laissant seul avec mes actions. Ibn est enfin parti.

Seul dans ma tombe, ce sera à moi de pleurer. Dans 2 semaines, vous passerez à autre chose. Vous reprendrez le cours normal de vos vies. Vous oublierez surement les leçons tirés de ma mort. Vous m’oublierez.

De temps en temps, vous vous rappellerez de certains moments passés ensemble, de certaines de mes expressions (certains de mes business) et de certains fous rires. Vous ferez un tour sur mon profil, histoire de revoir mon sourire, mon visage, histoire de relire mes post ou d’en laisser. Mais de grâce, ne m’oubliez pas dans vos prières, faites souvent des douas pour moi et insh’Allah, on se retrouvera dans Jannah.

Qu’Allah nous accorde une bonne fin. Qu’Il nous guide constamment sur le droit chemin. Qu’Il fasse miséricorde à nos défunts, à nos parents et à nous même.

Ce matin-là, ou ce soir-là, tu recevras un SMS ou un appel. Ce matin-là, ou ce soir-là, tu verras des post sur les différents réseaux sociaux. Tu auras surement du mal à le croire parce que tu m’avais au téléphone hier, parce qu’on s’est laissé il y’a quelques heures ou parce que mon dernier message remontent à quelques minutes. Tu te demanderas si cette voix qui t’annonce la nouvelle est le fruit de ton imagination un peu trop débordante. Tu liras plusieurs fois ce SMS qui commence (généralement) par la fameuse ˝maxime˝ « Tu as appris la nouvelle ? »

Aussi inattendu que puisse être, ce sera la triste réalité. On t’annoncera que le frère, l’ami, le père, le jumeau, l’homonyme, le (futur) époux, le fils, l’ennemi, l’inconnu que je suis, vient de rejoindre l’autre monde, Akhira. (Inna lilahi wa inna illahi rajioune).

« Iboun nous a fait ça oo » « Ibrahim est parti comme ça » « Gbané nous a quitté » « Biggii est décédé hier » « Le gros noir qui passait toujours devant ici là, il est mort oo » …

Parti dans un accident, des suites d’une maladie ou simplement en allant vaquer à certaines occupations, ALLAH Azzawajel donnera l’ordre à l’Ange de la mort de s’emparer de mon âme. Ainsi Il retirera le voile de mes yeux et commencera le début de la vraie vie, celle qui n’a point de fin, celle pour laquelle je me suis préparé dans cette vie.

D’ici, je vois déjà les visages s’obscurcir, les mines s’alourdir, les premières larmes qui se glisseront sur ces joues dont les muscles se sont contractés à chaque fois que ces yeux me voyaient ou que ces oreilles m’entendaient. Et maman dans tout ça… Rien que de penser à elle, mes doigts peinent à trouver les touches exactes sur mon clavier.

Je serais parti loin, très loin. Certains s’apercevront à quel point ils tenaient à moi. Ils regretteront de ne pas m’avoir appelé plus tôt ou de ne pas avoir répondu à mon dernier message.

Je recevrais surement autant de messages que je n’en ai jamais reçu de mon vivant. Sur mon téléphone, sur mon journal Facebook, sur Instagram et j’en passe. Des personnes qui ne me connaissaient pas vous témoigneront leur soutien et vous diront à quel point ça les touche malgré tout. Malheureusement, je ne pourrais les lire du fond de ma tombe (Il parait qu’on n’y capte pas bien la 3G) mais au moins cela vous permettra de vous libérer de ce sentiment qui vous serrera le cœur. Ma photo en PP ou en partage un peu partout avec un message émouvant (souvent kilométrique même de ceux qui mettaient « HBD » chaque 24 Septembre). A chacun son anecdote.

Le jour de mon enterrement, je vous verrai (In Shaa Allah) tous rassemblés dans ce lieu, surement sous des bâches. Dès que vous verrez mon corps emballé dans ce tapis, vous vous rendrez compte que c’est vraiment fini. Des cris fuseront de partout, venant plus du côté de mes tantes, mes sœurs et cousines. Je chercherai certains visages dans la foule, que je ne verrai pas. Ces visages pour qui j’ai remué ciel et terre pour y voir un sourire se dessiner, seront absents ce jour-là. Mais bon, à ce moment-là, j’aurais mes propres problèmes.

Après la prière mortuaire, direction le cimetière. Je supplierai certainement (Qu’Allah nous en épargne. Ameen !) Ceux qui me descendront dans ce qui est la première station de l’au-delà, ce trou creusé dans le sol sur lequel j’ai marché il y’a quelques jours de cela.

« Arrêtez ! Arrêtez ! Je suis vivant ! Qu’est-ce que vous faites ?! Ya Rabb, accorde moi seulement 10min pour mieux faire ce que j’ai tant délaissé ! Qui va supprimer mes sons sur Internet ?! Qui va supprimer mes photos ?! Qui va supprimer ces post dans lesquels j’utilisais les mots que Tu désapprouves Seigneur ?! »

Mais bien évidemment, personne ne m’entendra. On me mettra sur le côté et on me recouvrira de terre. Quelques instants après, j’entendrais vos pas s’éloigner. Vous vous en irez me laissant seul avec mes actions. Ibn est enfin parti.

Seul dans ma tombe, ce sera à moi de pleurer. Dans 2 semaines, vous passerez à autre chose. Vous reprendrez le cours normal de vos vies. Vous oublierez surement les leçons tirés de ma mort. Vous m’oublierez.

De temps en temps, vous vous rappellerez de certains moments passés ensemble, de certaines de mes expressions (certains de mes business) et de certains fous rires. Vous ferez un tour sur mon profil, histoire de revoir mon sourire, mon visage, histoire de relire mes post ou d’en laisser. Mais de grâce, ne m’oubliez pas dans vos prières, faites souvent des douas pour moi et insh’Allah, on se retrouvera dans Jannah.

Qu’Allah nous accorde une bonne fin. Qu’Il nous guide constamment sur le droit chemin. Qu’Il fasse miséricorde à nos défunts, à nos parents et à nous même.

Ibn est mort

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