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Celibataire sans enfant (Partie 3)

Publié le par Akhi_Biggii

La mythique salle ‟Piko Kouanougbé” de l’Hôtel de ville

La mythique salle ‟Piko Kouanougbé” de l’Hôtel de ville

Quelques minutes plus tard, on sonna à la porte. Roland était là et il n’était pas encore habillé. Il sortit de la chambre en caleçon et alla ouvrir la porte en hurlant

« ROLAND ROLAND ! JE T’AI DIS QU’UNE SEULE SONNERIE SUFFIT ! LA MAISON N’EST PAS SI… »

Il ouvrit la porte sans hésiter et quand il vit qui c’était, il resta là sans rien dire. Il sentait son cœur accélérer ses battements. Il n’avait jamais rien vu de pareil depuis des années.

« Bonsoir »

Il y avait une jeune dame arrêtée. Il la regardait, la bouche quasi ouverte, avec l’air de se demander ce qu’elle faisait au pas de sa porte. Il aurait voulu lui poser la question mais aucun son ne sortit de sa bouche. Son visage lui disait quelque chose mais l’effet de surprise l’empêchait de réfléchir. Une voix le tira de ses pensées

« Mais merde vieux ! Va mettre quelque chose »

Il se souvint qu’il n’était pas habillé

« Ex…Excusez… Excusez-moi ! En… Entr… Enfin Roland installez vous, je… je reviens »

Et il courut dans sa chambre. Son cœur battait super vite et il ne sut même pas comment l’expliquer. Il était gêné et énervé à la fois. « Mais il aurait pu me prévenir cet enfoiré »

Ibrahim ne mis pas trop de temps à s’habiller. Il avait mis le costume blanc que son père lui avait offert, une chemise noire et des souliers en daim noir, sa Festina toujours au poignet. Il rejoignit Roland et sa mystérieuse accompagnatrice au salon

« Excusez-moi pour… tout à l’heure. Je pensais que c’était Roland qui… enfin… qui était à la porte raison pour laquelle… je n’ai pas pris la peine de… m’habiller avant de venir ouvrir. Encore mille excuses… Madame ? »

« Non mademoiselle – Elle lui tendit la main, il l’a prit et y déposa un baiser – mademoiselle Béké. Reine Béké »

« Enchanté. Je… Je suis Ibrahim, Georges Ibrahim. Encore mille excuses, je… »

Elle se mit à rire et s’adressa à Roland

« Il est comme tu me l’avais dis »

« Tu vois ? Je te connais comme mon armoire à préservatifs vieux. Allez, on y va avant qu’il te serve du thé pour continuer la discussion »

Et Roland sortit de l’appartement, la jeune dame le suivit, Ibrahim aussi. Il était visiblement encore plus gêné par ce qui venait de se passer. « Il m’a surement fait passer pour un blaireau comme à son habitude »

Il était 22h30 quand ils arrivèrent sur le lieu de la soirée. La mythique salle ‟Piko Kouanougbé” de l’Hôtel de ville était décorée comme si la Reine d’Angleterre allait y être. Ibrahim se dit que c’est un peu trop pour un gala de charité qui est, à la base, pour recueillir des fonds pas pour faire une démonstration du luxe dans lequel baignent les participants. Ils s’installèrent au fond de la salle car Roland ne voulait pas qu’on le prenne en photo avec la fille de l’illustre Madame Tatiana Obss, la présidente de l’ONG « Bladiiya as-saminat » qui veut dire « Ma précieuse » en arabe, et ministre de l’environnement. Quand Ibrahim sut plus tard que c’était avec sa fille que Roland fricotait, il l’avait mis en garde. Des rumeurs circulaient sur les crises de colère que pouvait avoir Madame la ministre, son précédent mari ayant fait les frais, et vu que Fatou était sa fille unique, il avait intérêt à ne pas trop foutre la merde de ce côté. Mais comme il l’avait expliqué, Fatou n’était pas le genre de fille à se contenter d’un seul gars. « Vous vous êtes bien trouvés » avait il dit.

La prestation que venait de faire Salif N’Diaye avait fait levé toute la salle et émut certains aux larmes. Ibrahim remarqua cependant l’absence de Reine à leur table et demanda à Roland où elle était passée, il lui répondit à peine tant il était occupé à retrouver celle qu’il appelait sa mine d’or. Ibrahim n’insista pas et se dit surement qu’elle s’était rendue aux toilettes. Comme Roland lui avait expliqué, Reine était une amie de sa sœur. Elle lui avait dit qu’elle devait se rendre aussi au gala mais qu’elle ne voulait pas y aller seule donc il lui avait proposé de venir avec eux. Ibrahim avait remarqué la grande beauté de Reine dès qu’il avait ouvert la porte. Elle était d’une beauté, comme sur les toiles africaines.Il avait été intimidé par son regard perçant. Roland fit signe à son ami et lui demanda de suivre ce qui allait se passer sur scène tout à l’heure. Les lumières s’étaient éteintes, la seule qu’il y avait éclairait le milieu de la scène. On entendit des notes de piano et une silhouette s’avança devant le micro. Ibrahim écarquilla les yeux ; c’était Reine. Elle ouvrit la bouche et le premier son qui en sortit l’avait fait frissonner. Ibrahim était subjugué par ce qu’il entendait et surtout par ce qu’il voyait. Reine était d’une beauté assez spéciale. Elle ne l’était pas excessivement mais assez pour ne laisser personne de sensé indifférent. Elle avait de grands yeux magnifiques et un nez fin. Ses lèvres étaient pulpeuses et renfermaient de grandes dents blanches. Elle avait une très belle silhouette malgré sa petite taille. Elle portait une longue robe noire qui brillait de mille feux. Elle avait une voix magnifique qui apaisait tout cœur qui l’écoute. Ibrahim était ébloui par tant d’élégance et de grâce. Reine avait fini sa prestation et tout le monde se mit à l’applaudir sauf lui. Il était encore en train de la contempler. Elle avait l’un des plus beaux sourires qu’il n’a jamais eu l’occasion de voir de si près. Il se leva pour l’applaudir alors que les autres avaient arrêté. Ce qui lui a valu des regards étonnés. Elle l’avait regardé et lui avait sourit. Dès cet instant Ibrahim sut qu’il devait revoir miss Béké. Quelques minutes plus tard, elle avait rejoint leur table

« Waouh ! Tu caches bien ton jeu. Je ne savais pas que tu chantais aussi bien. Et moi qui te négligeais. Tu as faillis faire tomber la mâchoire inférieur de mon type »

« (Rires) Merci Roland. Je t’avais pourtant prévenu. Et merci aussi Ibrahim pour ces applaudissements nourris »

Ibrahim, visiblement gêné

« Oui… de… pas de quoi… j’ai trouvé que tu as eu moins que ce que tu mérites. Et je… je pense que je suis tombé amoureux de toi… non !De ton… de ta voix je veux dire. C’était vraiment bien »

« Vous aller me faire rougir monsieur Georges »

« C’est tout ce que je demande miss Béké »

« Bon, Reine, je te laisse entre de bonnes mains. Le devoir m’appelle. Amusez vous bien les enfants. A toute à l’heure »

Roland avait aperçu Fatou qui lui faisait de grands signes. Il se leva et se hâta de la rejoindre.

« Je t’ai dis que tu étais très élégant ? »

« Je ne pense pas. Si tu l’avais dis. Ca allait être assez difficile à oublier »

« Tu es très élégant ce soir. Le blanc te va à ravir »

« Merci beaucoup. Toi aussi tu es très belle et tu as un magnifique sourire »

« Et surtout de grandes dents » et elle se mit à rire

« Tes dents sont magnifiques, arrêtes »

« Ca m’a valu son lot de railleries au lycée »

« A croire que savoir apprécier les bonnes choses ne s’apprend pas au lycée »

Et ils continuèrent à discuter ainsi pendant le reste de la soirée. Ibrahim se rendit compte de l’intelligence et du bon sens de son interlocutrice. A l’entendre parler, Reine savait ce qu’elle voulait dans la vie et était prête à aller jusqu’au bout de ses idées. Elle était la fille d’un ébéniste et sa vie n’a pas toujours été facile. Entre moquerie et trahison, elle s’était forgé ce caractère qui lui avait permis d’arriver jusque là. Ibrahim était sous le charme de Reine, il ne pouvait plus se mentir à lui-même.

La suite allait confirmer ses sentiments. Plus tard dans la soirée, Ibrahim explorera le corps de Reine aussi méticuleusement qu’un archéologue avec un crâne. « Bénis soient les indiens

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cedrick 13/04/2016 04:03

Mdr benis soient les indiens